Menu Fermer

Charles Clavier

• Adolescent sportive
• Vit avec le diabète de type 1 depuis 8 ans
• Aime le tennis et le badminton, et passionné de mangas

Charles vit avec un diabète de type 1 depuis l’âge de 4 ans. Aujourd’hui âgé de 13 ans, il gère sa maladie avec une autonomie qui surprend. Entre l’école, le BMX, le tennis et sa passion pour les mangas, il a surtout une chose à dire : le diabète de type 1 n’a rien à voir avec ce que certains gens croient.

 

Le jour où tout a commencé

 

« J’avais 4 ans. J’étais à l’anniversaire d’un ami. J’ai mangé une part de gâteau et je me suis senti, tout à coup, très mal. J’avais mal au ventre, envie de vomir. Je me revois, accroché à la baignoire. Mes parents m’ont emmené à l’hôpital. Les médecins ont fait des analyses et le verdict est tombé, sans appel : j’avais le diabète de type 1. Je me souviens surtout d’avoir vu mes parents pleurer. À 4 ans, je ne mesurais pas vraiment ce que ça signifiait. »

 

Apprendre à gérer

 

« Ma maman me dit que la première année a été la plus difficile. Tout semblait insurmontable. Puis, au bout de six mois, j’ai reçu une pompe à insuline. Ça a tout changé.

 

Aujourd’hui, vérifier ma pompe et mettre mon cathéter est devenu un automatisme. Je calcule les glucides, j’adapte mes doses d’insuline, je fais une correction si je suis en hyperglycémie. Si je veux manger un biscuit, je regarde la composition et je calcule. C’est d’ailleurs comme ça que je suis devenu fort en maths !  »

 

Expliquer régulièrement

 

« Il y a parfois de la confusion autour du diabète de type 1. Certains pensent que développer un diabète de type 1 est lié au mode de vie ou à l’alimentation, mais ce n’est pas ça. J’explique que mon système immunitaire attaque mon pancréas, qui ne produit plus d’insuline. Je dois donc m’en injecter avec ma pompe chaque fois que j’en manque. C’est important pour moi d’en parler, parce que ce n’est pas ma faute si je suis diabétique. Je ne me sens pas différent des autres enfants de mon âge, et j’aimerais que les gens le comprennent aussi. »

Pour moi, il est important
que les gens comprennent
ce qu'est réellement
le diabète de type 1.

Vivre comme les autres

 

« Aujourd’hui, je mange de tout en adaptant ma dose d’insuline. Je fais du sport, du BMX, du tennis. J’aime le dessin, les maths, l’histoire, les mangas. Il y a des jours moins faciles, mais il y a aussi des avantages inattendus : dans beaucoup de parcs d’attractions, je montre ma carte de diabétique et j’obtiens un coupe-file. Parce qu’en cas d’hyperglycémie – une glycémie trop élevée, je ne peux pas faire la queue pendant une heure.

 

Le diabète fait partie de ma vie. Il m’a appris à compter, à me gérer, à comprendre mon corps bien plus tôt que la plupart des jeunes. Plus tard, j’aimerais devenir ingénieur ou avocat parce que j’aime comprendre et j’ai horreur de l’injustice. Pour moi, il est important que les gens comprennent ce qu’est vraiment le diabète de type 1. Et si je peux y contribuer, c’est déjà quelque chose. »